Félix Grandet fait partie de cette génération qui a su tirer profit de la Révolution. Grâce à de bons placements, à un sens aiguisé des affaires, mais surtout à une avarice portée à son paroxysme, cet ancien tonnelier a pu se constituer un patrimoine considérable. Pour trois fois rien, il a acquis de beaux et grands vignobles, une vieille abbaye, ainsi que différentes métairies. Il faut rajouter à cela quelques biens confisqués au clergé. Mais la fortune de celui que certains nomment le père Grandet, n’a d’égal que sa cupidité, ce dernier régnant en despote sur sa maisonnée à qui il fait mener une existence étriquée.